Mettre en oeuvre la gratuité : fiche N°3 / Temporelles, ponctuelles, par publics : les gratuités par critères

Article publié le mercredi 7 avril 2021
A la une

 

Depuis la rentrée 2020, la ville de Paris propose la gratuité des transports en commun pour tous les jeunes parisiens de moins de 18 ans. Des expériences de gratuité liées à la crise sanitaire ont également été mises en place, dans des villes comme Orléans, Toulouse ou encore Bourges, dans lesquelles la gratuité pour le personnel soignant a été instauré lors des deux premiers confinements. À Bourges, cette initiative a été reconduite à l’occasion du troisième confinement. Depuis les élections municipales, le débat sur les gratuités des transports s’est intensifié.

 

Pour autant, derrière le terme générique de gratuité, se cache une grande diversité de situations.

 

La gratuité totale implique des changements importants, puisqu’elle a souvent pour conséquence de bouleverser les équilibres financiers, mais également de nécessiter de plus de personnel. Des mesures de gratuité partielle peuvent permettre de limiter ces difficultés et sont donc souvent mises en place, parfois pour préparer une gratuité totale.

Les différents types de gratuité non totale permettent de répondre à des enjeux différents. La gratuité selon le type de public ou par critère a par exemple vocation d’encourager la mobilité de certaines populations, tandis que la gratuité ponctuelle peut permettre d’accompagner un évènement ou encore de lutter contre les pics de pollution.

 

La mise en place de la gratuité est souvent un enjeu électoral fort, puisqu’il s’agit souvent d’une mesure phare des programmes électoraux. Néanmoins les obstacles lors de sa mise en œuvre peuvent contraindre à débuter par une gratuité partielle.

 

Retrouvez les autres fiches de la série ici

 

NB : L’Observatoire rappelle que ces publications relèvent d’un travail effectué à la croisée de deux projets financés par l'Ademe : le premier projet (TEES 2020), conduit en 2020 par les chercheurs de VIGS en résidence à l'AGUR, a permis d’explorer les changements de pratiques et de représentations pour les organisations publiques et privées depuis le passage à la gratuité des transports collectifs à Dunkerque. Il s’est accompagné d’un Workshop, en octobre 2020, dont les échanges (synthétisés ici) nourrissent largement ces fiches. Le second projet, porté cette fois par l’AGUR, a permis de documenter la réalité du transport gratuit dans des contextes territoriaux et financiers variés, ainsi que sur le suivi des indicateurs mis en place par l’Observatoire.

Source et réalisation : OVTG – AGUR – VIGS ; financement ADEME.