Le comité scientifique de l’Observatoire des villes du transport gratuit est un organisme composé de chercheurs et de professionnels reconnus dans le domaine des transports et de la mobilité. Il est le garant de l’expertise et de l’indépendance des travaux menés par l’Observatoire.

Missions

Le comité scientifique réfléchit aux axes de recherche de l'Observatoire, propose des sujets de recherche et d’études, organise des manifestations scientifiques sur la thématique de la gratuité des transports et valide les recherches amenées à être diffusées et valorisées par l'Observatoire.


Activités

Les membres du comité scientifique organisent le suivi et la valorisation des recherches et des études sur la gratuité des transports dans le cadre de l’Observatoire. Ils veillent à la bonne tenue des débats scientifiques et à leur diffusion auprès de publics variés.


Composition

Le comité scientifique de l’Observatoire est co-présidé par Maxime Huré, Arnaud Passalacqua et Philippe Poinsot.

Maxime Huré est maître de conférences en science politique à l’Université de Perpignan (UPVD), chercheur au CDED et au laboratoire Triangle (Sciences Po Lyon). Spécialiste des politiques de transport et de mobilité, il a publié plusieurs ouvrages et articles scientifiques consacrés aux mobilités partagées.
Le chercheur a également coordonné les deux évaluations des effets socio-économiques de la gratuité des transports collectifs à Dunkerque (2016, 2019).

« Dunkerque, nouveau « laboratoire » de la gratuité des transports », Briche Henri, Huré Maxime (2017), Métropolitiques

« L’avenir des transports collectifs gratuits : aujourd’hui Dunkerque, demain Paris ? », vidéo (2018), Forum vies mobiles.

« Pourquoi la gratuité des transports collectifs gagne du terrain ? », vidéo (2018), Forum vies mobiles.

« Gratuité des transports collectifs. De l’expérience sociale à l’alternative politique ? », Huré Maxime (2012), Métropolitiques.

Philippe Poinsot est maître de conférences à l’Université Gustave Eiffel et à l’Ecole d’Urbanisme de Paris (EUP). Il est également chercheur au Laboratoire Ville Mobilité Transport (LVMT) ; ses recherches ayant pour objet principal l’analyse des choix collectifs, notamment en matière de transport, les outils et méthodes économiques développés pour les déterminer et les mettre en œuvre, ainsi que le financement des services publics. Ses travaux s’inscrivent dans le champ de l’histoire de l’analyse économique, de l’économie des transports, de l’économie de l’aménagement et de l’économie territoriale.

« La gratuité des réseaux de transports collectifs urbains : un modèle de financement particulier ? », Transports urbains, 2020/1 (n° 136), pp. 12-17.

Arnaud Passalacqua est professeur en aménagement de l'espace et urbanisme à l’École d'urbanisme de Paris, membre des laboratoires Lab'URBA et LIED. Il est spécialiste des transports et des mobilités, à partir d'une approche fondée sur le temps long. Ses travaux principaux touchent aux pratiques et aux images des modes de transports urbains dans les villes européennes ainsi qu’au domaine ferroviaire. Il est impliqué dans différentes structures de son champ de recherche, notamment P2M, T2M et Rails et Histoire.

Il a coordonné le numéro n°136 de Transports urbains « La gratuité en débat » (2020) (ici)

Julie Vaslin est chercheure en science politique, spécialiste des gouvernements urbains. Elle a effectué sa thèse de doctorat sur l'administration du graffiti à Paris, elle travaille depuis 2020 avec l'association de chercheurs VIGS sur la gratuité des transports. Dans le cadre d'un partenariat avec l'Ademe, elle est l'auteur d'une étude sur les transformations de l'organisation et des métiers des professionnels de transport, publics et privés, depuis le passage à la gratuité des bus dans l'agglomération dunkerquoise. 

Wojciech Keblowski est chercheur en géographie urbaine à la Vrije Universiteit Brussel (Cosmopolis) et à l'Université libre de Bruxelles (IGEAT). Il a soutenu une thèse en mai 2018 consacrée aux politiques de gratuité des transports, fondée sur des analyses de données empiriques et différentes études de cas : Tallinn en Estonie, Chengdu en Chine et Aubagne en France. Auteur de nombreux articles sur le sujet, il a notamment contribué à l’ouvrage collectif "Free public transit : and why we don’t pay to ride elevators" (2018).

Sylvie Landriève est co-directrice du Forum Vies Mobiles, institut de recherche sur la mobilité et les modes de vie soutenu par la SNCF. Elle s’intéresse à l’évaluation des politiques publiques et à l’implication des citoyens dans leur élaboration. Assis sur sa formation en sciences humaines (Sorbonne et Sciences-Po Paris) et en recherche en management (Mines, Nanterre et ESCP), ce goût s’est nourri de son expérience professionnelle sur les projets immobiliers et d’aménagement urbain privés et publics (BNP Real Estate, SNCF).

Mathieu Chassignet est ingénieur mobilité et qualité de l’air à l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME). Il a coordonné la réalisation de plusieurs études sur les usages et impacts des nouvelles formes de mobilité (covoiturage, services vélos, autopartage, VTC, etc.). Ses travaux portent également sur l’analyse des politiques publiques de développement des mobilités alternatives. Il anime le blog Pour une mobilité durable et solidaire.

Sophie Hasiak est directrice d'études et chercheuse sur les comportements de mobilité au Cerema Hauts de France. Elle est membre de l'équipe de recherche Esprim (Equipe sur les perturbations et la résilience des systèmes de mobilité) dédié à la compréhension des comportements de mobilité en situation perturbée. Ses travaux portent sur la compréhension des comportements de mobilité (ou de non mobilité), en particulier la mobilité ferroviaire, en ayant recours à des méthodes de sciences humaines et sociales intégrant les éventuelles interactions avec le territoire, comme la perception ou représentation des modes ou services de mobilité.