Rencontres francophones du transport et de la mobilité

Article publié le mercredi 5 juin 2019

Du 11 au 13 juin 2019, à Montréal (Québec), se tiendront les 2èmes rencontres francophones du transport et de la mobilité.

Du 11 au 13 juin 2019, à Montréal (Québec), se tiendront les 2èmes rencontres francophones du transport et de la mobilité.

L’une des sessions thématiques de ces rencontres sera consacrée à « La gratuité des transports collectifs : retours d’expérience, perspectives méthodologiques et apports théoriques ».

Organisateurs :

  • Henri Briche, doctorant à l’université de Saint-Etienne ;
  • Sébastien Gardon, chercheur à l’UMR Territoires (Clermont-Ferrand) ;
  • Maxime Huré, maître de conférences à l’université de Perpignan ;
  • Wojciech Kębłowski, post-doctorant à Vrije Universiteit Brussel et l’université libre de Bruxelles.

Appel à communication :

La gratuité des transports collectifs urbains se diffuse. On dénombre en 2017 dans le monde entre 97 et 107 réseaux de transports en commun entièrement gratuits, dont une trentaine uniquement pour la France (CGTPAG 2016 ; Briche, 2017 ; Kębłowski 2018). Elle est également mise en œuvre de manière épisodique pour accompagner la lutte contre la pollution de l’air dans les grandes villes européennes comme Bruxelles, Madrid, Paris, Prague et Varsovie. Qu’elle soit appliquée de manière constante ou intermittente, cette politique publique transforme les représentations et les usages des transports (Briche et Huré, 2017). Pourtant, malgré plus de 10 ans de débats passionnés en France (UTP 2004 ; CERTU 2010 ; Robert 2015 ; Sagot-Duvauroux 2016), la question de la gratuité des transports n’a toujours pas fait l’objet de recherche scientifique approfondie (Kębłowski et al., 2018).

Cette session thématique souhaite ainsi rassembler les recherches francophones sur les réseaux de transports gratuits. L’objectif est de pouvoir bénéficier de retours d’expérience et d’enquêtes de terrain afin d’éclairer les débats scientifiques dans une approche pluridisciplinaire. Le contexte francophone est propice au développement de recherche sur les réseaux de transport gratuits. En effet, dans les pays francophones, la France est le pays qui compte le plus de réseaux de transports urbains gratuits (Briche, 2017) et quelques villes du Canada (Calgary) ou de Belgique ont tenté des expérimentations (Hasselt). Mais les intérêts de nombreuses villes pour cette mesure semblent indiquer que de nouveaux réseaux pourraient recourir à cette mesure dans les prochaines années (En France : Paris, Clermont-Ferrand, Grenoble, etc.).

Les méthodologies d’enquête sur les réseaux gratuits constituent également un enjeu théorique important, que ce soit pour repenser l’économie des transports urbains, de comprendre les nouveaux enjeux de la tarification et du financement des transports collectifs, mais aussi de mieux appréhender les effets sociaux, politiques et économiques d’une telle politique sur les territoires concernés.